mohamed el bachiri

  • Mohamed El Bachiri présente "een jihad van liefde".

    20170619_203132.jpg

     

    Il y a quelques jours, Mohamed El Bachiri présentait au Vaartkapoen son livre "een jihad van liefde". Ce sont les mots de l'appel que Mohamed avait lancé quelques jours après le décès de son épouse Loubna lors de l'attentat du 22 mars à la station "Metro Maelbeek". Si le livre paraît d'abord en néerlandais, c'est qu'il traduit le formidable soutien reçu par la communauté flamande suite à cet appel. Le livre sortira prochainement en anglais, en allemand et en français.

    La petite salle du Vaartkapoen était remplie pour écouter ce témoin. La première partie était assurée par une animatrice qui interrogeait l'auteur sur le contenu du livre tandis qu'une deuxième était davantage réservée aux questions du public. Tout au long de ces deux moments, les mêmes mots reviennent, non comme une répétition mais davantage comme des fondamentaux : l'amour, l'humanité, l'universalité. L'amour de Mohamed pour son épouse Loubna, pour ses enfants mais aussi pour l'humanité dans sa diversité, dans sa pluralité. Les mots ne sont pas prononcés avec légèreté, Mohamed vit une profonde tristesse et ressent une mélancolie permanente. Dès le début de ce traumatisme, Mohamed a écrit. Il a écrit la nuit quand le sommeil ne venait pas. Il a écrit cet amour universel pour toute l'humanité. Le livre recueille ces écrits emprunts de poésie.

    Les mots sont enracinés dans l'amour que Mohamed porte à son épouse mais aussi dans sa foi. Il la dit avec simplicité et conviction. Il plaide pour un islam qui s'inscrit dans l'"aujourd'hui" et qui a un message d'amour à porter au monde. Plusieurs fois, il partage aussi l'importance de l'éducation. Il cite Aristote, rappelle les bibliothèques et l'érudition du monde arabe. Il appelle les jeunes à se former, à lire, à s'instruire, à se poser des questions. Ce livre a été écrit pour eux.

    Cette belle rencontre terminée, la soirée au Vaartkapoen s'est prolongée autour de tables de la parole initiées par l'épouse d'une autre victime du "Metro Maelbeek"et s'est terminée par l'iftar.

    Christophe Collard